Biodiv'Aura - Invertébrés

L'atlas du Pôle Invertébrés en préfiguration d'Auvergne-Rhône-Alpes

Le Pôle Invertébrés en préfiguration centralise les données du réseau d'experts travaillant sur la petite faune d'Auvergne-Rhône-Alpes. Ce travail est mené dans le cadre du Système d'Information sur la Nature et les Paysages et de l'Observatoire de la Biodiversité en Auvergne-Rhône-Alpes.

Le Pôle Invertébrés en préfiguration a pour mission de fédérer l'ensemble des acteurs travaillant sur la faune invertébrée de la région, et de mutualiser les connaissances produites ou détenues par chacun d'eux. Il vise ainsi à faciliter l'accès à ces connaissances pour tous les acteurs le nécessitant (collectivités, gestionnaires d'espaces naturels, aménageurs, grand public). Sa finalité est d'optimiser la prise en compte et la préservation des invertébrés dans les différents projets d'études, d'aménagements, de publications etc.

L'atlas Biodiv'Aura a pour but la diffusion et la valorisation du travail produit par un ensemble de partenaires.

Cet atlas est un reflet de l'état actuel des connaissances sur la faune invertébrée de la région, telle qu'elles sont acquises par le collectif de partenaires alimentant le Pôle Invertébrés. Les connaissances diffusées sur cet outil ne peuvent en aucun cas être considérées comme exhaustives.


Comment ça marche ?

Recherchez des informations par espèce, par commune, ou parcourez notre galerie photos

Ecrevisse_signal

Fiches espèces

Retrouvez la fiche de chaque espèce avec la carte des observations, leur répartition altitudinale et mensuelle, ainsi que des descriptions, photos, vidéos, audios et liens complémentaires

Exemple »

Criquet_ensanglanté

Fiches communes

Découvrez les espèces observées sur chaque commune de la région et affichez leurs observations sur la carte de la commune.

Exemple »

Coenonympha_dorus

Galerie photos

Découvrez les photographies des différentes espèces, mises à la disposition de tous dans le cadre du Système d'Information sur la Nature et les Paysage.

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CC-BY-SA 3.0 - Grégory MAILLET

La biodiversité

en région Auvergne-Rhône-Alpes

La région Auvergne-Rhône-Alpes est un territoire d'exception, accueillant une biodiversité remarquable. Vallée Rhôdanienne, grands espaces alpins et autres volcans d'Auvergne sont autant de milieux propices à une importante diversité d'espèces.

En effet, ce vaste territoire se caractérise par de fortes variabilités climatiques, géologiques, altitudinales, paysagères et écologiques, offrant des conditions de vie et des milieux naturels particulièrement variés pour la faune et la flore. De nombreuses espèces animales et végétales s'observent ainsi dans nos paysages.

Pourtant, encore aujourd'hui, la connaissance des espèces qui nous entourent est très hétérogène selon les groupes considérés. Certains, tels que les plantes à fleur, les mammifères, les oiseaux, les papillons de jour et les libellules, font l'objet d'un inventaire très avancé. Il est alors possible pour les scientifiques de définir les espèces les plus menacées en analysant les données disponibles, et de produire des listes rouges régionales. D'autres en revanche, tels que les lichens, les mille-pattes ou les limaces et escargots restent largement méconnus, et nous serions bien en peine de produire ne serait-ce qu'une liste des espèces de la région.

« On ne protège bien que ce que l'on connait bien »

Comment alors préserver efficacement ces espèces, d'autant plus lorsque chaque expert dispose de données sans que les autres spécialistes n'en aient connaissance ? C'est à ces difficultés que le Pôle Invertébrés en préfiguration cherche à apporter une réponse. En centralisant les données de l'ensemble des experts volontaires de la région, il permettra de faire un état des lieux des connaissances disponibles, de produire des synthèses, et d'orienter les experts vers des zones ou des espèces pour lesquelles les connaissances sont lacunaires.


Les invertébrés

Insectes et autres "petites bêtes"

Avant de se demander pourquoi s'intéresser aux invertébrés, demandons nous... les invertébrés, c'est quoi ?

La première chose à savoir, c'est que les "Invertébrés" ne constituent pas un groupe scientifiquement valide d'espèces. En effet, ils regroupent un certain nombre d'espèces, et en excluent d'autres, sans correspondre rigoureusement à la classification du vivant. On appelle cela un groupe "paraphylétique".

Pour autant, ce groupe des "Invertébrés" est largement utilisé par les experts, qui le définissent simplement comme l'ensemble des espèces animales dépourvues de squelette interne. Il regroupe alors l'ensemble des insectes, ainsi que d'autres petites bêtes telles que les araignées, vers de terre, sangsues, escargots, limaces, mille-pattes, scorpions, acariens, écrevisses et bien d'autres encore. Il s'agit donc d'un vaste pan de la biodiversité regroupant, globalment, les trois quarts des espèces connues dans le monde.

Ces espèces sont pourtant souvent négligées, y compris par les spécialistes de la biodiversité, alors même qu'elles sont essentielles pour le bon fonctionnement de nos milieux naturels. En effet, les papillons, les abeilles ou les syrphes (de la famille des mouches) par exemple jouent un rôle bien connu dans la pollinisation (dont est issue 33% du tonnage de nourriture destinée à l'alimentation humaine). Les coléoptères saproxyliques, les cloportes ou les limaces par exemple jouent un rôle de recycleurs de la nature, en décomposant le bois mort ou les feuilles mortes. Les vers de terre quant à eux, aidés des collemboles (de tout petits invertébrés souvent millimétriques) ou des mille-pattes par exemple, poursuivent ce travail en brassant la terre pour que l'humus, produit en surface, puisse alimenter les racines des arbres en profondeur : c'est la bioturbation. Sans ces invertébrés, et donc sans pollinisation, décomposition ou bioturbation pour ne citer que ces exemples, nos écosystèmes terrestres perdraient des fonctionnalités qui leur sont essentielles.

Par ailleurs, ces invertébrés sont une source de nourriture pour de nombreux animaux, tels que les oiseaux, les amphibiens, les reptiles ou les chauve-souris... globalement tous en déclin. Si l'on ne veut pas se limiter à constater le déclin de ces espèces, il est important de travailler sur ses causes, et de préserver à la fois leurs habitats et leurs ressources alimentaires.

Préserver et donc connaitre cette "petite biodiversité" est nécessaire pour bien protéger nos milieux naturels.


Logo Pôle

Depuis début 2018, le Pôle Invertébrés d'Auvergne-Rhône-Alpes se met en place. Il a pour but de fédérer le réseau des spécialistes travaillant sur les invertébrés de la région, et de centraliser l'ensemble des connaissances disponibles pour les rendre disponibles par tout un chacun.

Ce projet est animé par l'association Flavia APE. Il est co-piloté et financé par la DREAL et la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Logo Flavia

Le réseau des partenaires

Plus de 25 organismes s'associent autour du Pôle Invertébrés en préfiguration

Bureaux d'études, experts indépendants, associations, collectivités, Muséums d'Histoire Naturelle, chercheurs, Parcs nationaux... Nombreux acteurs oeuvrent au quotidien pour étudier et préserver la faune invertébrée de la région. Depuis 2018, plus de 25 acteurs ont décidé de mutualiser leurs connaissances, et de les mettre à la disposition de tous.


Précision et actualisation des données

Des données souhaitées précises

Les données diffusées sur cet atlas sont souhaitées les plus précises possible géographiquement. Le plus souvent, elles sont rattachées à un relevé GPS, précis à quelques mètres ou quelques dizaines de mètres près. Elles constituent les données sont les plus facilement exploitables pour les spécialistes et les aménageurs lors d'analyses détaillées (synthèses, études d'impacts etc).

Cependant, il arrive fréquemment que les données soient "pointées" sur des cartes après les campagnes de terrain, rendant leur localisation plus approximative. Il arrive également, plus occasionnellement, que les observations soient rattachées à un lieu-dit ou au centre d'une commune (pour les données les plus anciennes notamment). La précision géographique des données est ainsi relative, même si nous recherchons continuellement à améliorer ce point. Des groupes de points placés au centre d'une commune, sur un lac ou sur des zones privées, ne signifient donc pas toujours que les observations ont été faites en cet endroit précis.

Une actualisation au quotidien

Au quotidien, nos partenaires parcourent la région à la recherche d'insectes et autres petites bêtes pour en améliorer la connaissance. Il s'agit de gestionnaires de réserves naturelles, d'écologues travaillant sur des études d'impacts, des gardes de Parcs nationaux ou de naturalistes bénévoles notamment. Parmi leurs observations, des espèces protégées, des espèces rares, des espèces menacées... ou des espèces jusque là jamais observées. Afin que ces données puissent être prises en compte dans les études, les synthèses, les analyses, les études d'impacts, elles sont centralisées et mises dans la base de données régionale du Pôle Invertébrés.

Afin de tenir à jour cette base de données régionale, de nombreux flux et échanges de données sont mis en place. Selon les outils utilisés par nos différents partenaires, ces échanges sont plus ou moins réguliers, et plus ou moins automatisés. Ainsi certaines données sont versées automatiquement dans les bases régionales du Pôle Invertébrés en préfiguration, dans les heures suivant leur saisie. D'autres données sont mises à jour manuellement, une à quelques fois par an.

Une fois mutualisées dans les bases de données du Pôle Invertébrés en préfiguration, l'ensemble des données est soumis à un processus de validation. Les données invalidées sont alors retirées de l'atlas et des données exploitables par les professionnels.

Des données sensibles pour mieux protéger les espèces et les sites

La finalité du Pôle Invertébrés est la préservation de cette faune et le respect de ses habitats naturels. Bien qu'à notre sens, celà passe par une bonne diffusion des connaissances, certaines exceptions sont faites en ne diffusant pas les données pour les espèces ou les sites les plus sensibles. Ainsi, les données jugées sensibles par les producteurs de données ne sont pas prises en charge dans cette phase de préfiguration. A l'issue de cette phase, une liste des espèces les plus sensibles (sujettes à desctructions volontaires, collections etc) et des sites sensibles (sites dangereux, risques industriels etc) seront produites, définissant les règles sensibilité des données. Ces dernières resteront utilisables par les autorités publiques et, en cas d'accord, par les professionnels en faisant la demande.

Par ailleurs, le pôle Invertébrés travaille avec les données de son réseau de partenaires, et n'effectue pas lui-même de collectes de données sur le terrain. Cependant, il invite les naturalistes à respecter les règles d'accessibilité aux zones interdites, dangereuses, ou privées (sites protégés, zones militaires, sites industriels dangereux, propriétés privées etc), quelles que soient les espèces à y observer (des autorisations peuvent être demandées aux gestionnaires des sites lorsque les enjeux de connaissance ou de préservation le justifient).

Pour les professionnels

Ce portail Biodiv'Aura Invertébrés est l'outil de diffusion tout public du Pôle Invertébrés en préfiguration. Il ne diffuse donc que les éléments principaux des données naturalistes.

Les professionnels ou amateurs qui le souhaitent peuvent adhérer au Pôle, et bénéficier d'un accès aux outils professionnels. Les données y sont plus complètes, et y sont téléchargeables et réexploitables sous condition d'attribution. Cette adhésion est gratuite, et le but de cette démarche est de mutualiser dans un outil commun l'ensemble des connaissances du réseau de partenaires.